
Les RAM chinoises à prix cassé font régulièrement surface sur les marchés asiatiques et en ligne, donnant l’impression d’une baisse générale des prix. En réalité, ces tarifs agressifs concernent surtout de la DDR4, une technologie plus ancienne, produite massivement par des fabricants chinois comme CXMT, souvent avec le soutien de l’État. L’objectif est clair : écouler de gros volumes et s’imposer sur les segments entrée de gamme, notamment pour les PC bureautiques et les appareils à bas coût. Mais cette situation ne reflète pas l’état réel du marché mondial de la mémoire. La demande explose du côté des serveurs, data centers et de l’intelligence artificielle, ce qui maintient des prix très élevés sur les mémoires modernes comme la DDR5 et la HBM. Ces segments restent dominés par Samsung, SK Hynix et Micron, avec peu de concurrence viable à court terme. La RAM chinoise bon marché existe donc, mais elle reste limitée en performances, en volumes et en impact global sur les prix mondiaux.